Au premier semestre 2026, les membres du Conseil Citoyen Reynerie ont participé aux réunions sur l’élaboration d’un Plan d’Action Concerté (PAC) avec la Préfecture, (Clément Chevalier, Délégué du Préfet), et Toulouse Métropole, (Gaëlle Baron, Manager de projet Contrat de Ville).
Le but est de se mettre d’accord sur des actions qui feront l’objet d’un financement par la Politique de la Ville.
Les membres du CC ont fait cinq propositions en rapport avec les thématiques du Contrat de Ville :
- Prévention, médiation, tranquillité, hygiène et occupation positive de l’espace public : Réfléchir à l’occupation de la Place Abbal en réunissant les structures du quartier et toutes celles et ceux qui se sentent concerné-e-s par ce sujet.
- Culture et écologie urbaine et citoyenne : Réfléchir à l’utilisation du Château et de son parc
- Dynamiques citoyennes, vie de quartier :
- Organiser des projections-débats
- Organiser des repas de quartier
- Encourager les habitantes et les habitants à s’intéresser à la politique de la ville et à participer au Conseil Citoyen
Nous avons également demandé que des bilans concrets et chiffrés concernant les interventions sur la place Abbal (polices, nettoyage, village Abbal…) soient rendus publics.
Pas de réponse à notre demande : nous n’aurons pas de bilan de l’action des pouvoirs publics sur la place Abbal. Et seules les deux dernières propositions (repas de quartier et participation) ont été retenues par le binôme institutionnel.
Concernant la place Abbal, les collectivités pensent qu’elles n’ont pas besoin de s’appuyer sur nous, habitant-e-s, associatifs, pour comprendre et répondre au marché qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis 2020. La seule réponse envisagée est la répression, qui n’a eu que très peu d’impact. Quelques jours après notre réunion, le Maire de Toulouse a pris un arrêté municipal d’interdiction de vente ambulante sur le secteur, qui n’a eu aucun effet. Lorsque nous demandons l’installation de toilettes publiques pour que les centaines de personnes qui fréquentent le marché, ne soient pas tentées d’uriner et de déféquer n’importe où, c’est un refus catégorique, car cela « encouragerait le marché ».
Nous restons très perplexes devant ces réponses, et nous constatons que nous ne sommes pas pris au sérieux par les collectivités. Néanmoins, nous ne baissons pas les bras et allons continuer à mettre en place nos actions, qu’elles fassent partie du PAC ou pas.

